E1 Axiome 5


retour

Traduction

Les choses qui n’ont rien de commun l’une avec l’autre ne peuvent pas non plus être comprises l’une par l’autre, autrement dit le concept de l’une n’implique pas le concept de l’autre.


Commentaire

Cet axiome introduit l’idée d’incommensurabilité, une propriété de certaines choses qui rend celles-ci indéterminables les unes par les autres. Une seule et même formule suffit ici à énoncer la vérité ontologique qu’il y a des choses sans commune mesure, et la vérité gnoséologique qui en dérive, à savoir que le concept de l’une n’enveloppe pas celui de l’autre.

L’incommensurabilité était de fait déjà abordé dans la définition 2.
Ainsi, les «corps» d’une part et les «idées» d’autre part. Les corps ne déterminent pas comment sont les idées, les idées ne déterminent pas comment sont les corps.
Il en résulte que l’extension et le penser comportent chacun un système infini de causes nécessaires et que ces deux systèmes sont incommensurables.


Texte latin

Quæ nihil commune cum se invicem habent, etiam per se invicem intelligi non possunt sive conceptus unius alterius conceptum non involvit. 


Ascendances

...

Descendances

...

Références

...