La connaissance de l’effet dépend de la connaissance de la cause, et elle l’implique.
L’axiome 4 tire sur le plan gnoséologique la conséquence du principe énoncé par l’axiome 3 sur le plan ontologique et énonce en fait le principe de possibilité de connaissance.
Pour Spinoza parler de connaissance ça renvoie d’abord à la question par quoi connait-on? Et la réponse c’est qu’on connait par la cause avec l’alternative: «par soi» ou «par autre chose». La connaissance des choses est ainsi subordonné à la connaissance de leurs causes. De ce que l’on connaît une cause, on peut déduire quel en sera l’effet, si l’on comprend parfaitement cette cause. Il ne suffit donc pas de savoir qui ou quoi est la cause, il faut aussi connaître toutes les propriétés et caractéristiques de cette cause pour pouvoir connaître et comprendre l’effet. C’est la connaissance de la cause qui permet de connaître l’effet et la connaissance de l’effet enveloppe la connaissance de la cause. Ainsi, les deux, cause et effet, sont inextricablement liés, méthodiquement et essentiellement. Si ce n’est pas le cas, il n’y a pas de science. Donc dire que la cause est incompréhensible ou que ses lois sont impénétrables c’est admettre ne pas (vouloir) connaître.
Pour Spinoza la cause c’est la loi elle-même et elle est compréhensible.
Effectus cognitio a cognitione causæ dependet et eandem involvit.
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