Deux ou plusieurs choses distinctes se distinguent entre elles ou bien par une différence entre les attributs des substances, ou bien par une diférence entre leurs affections.
La proposition 4 continue sur l’hypothèse d’une pluralité de substances et distingue deux types de différences : la diversité substantielle ou réelle (celle dont il est question dans les propositions 2 et 3) et la multiplicité modale des choses finies qui sont les affections d’une réalité substantielle.
En termes généraux, si deux ou plusieurs choses sont réellement différentes, c’est soit parce que leur substance a des attributs différents, soit parce qu’elle a d’autres affections ou modes, car il n’y a pas d’autres possibilités.
Cette proposition est également une formulation générale et abstraite de la conséquence logique des définitions et des axiomes, et encore une fois, on ne sait pas immédiatement où cela mène.
Duæ aut plures res distinctæ vel inter se distinguuntur ex diversitate attributorum substantiarum vel ex diversitate earundem affectionum.
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