Puisque «être fini» est en réalité une négation partielle et «être infini» l’affirmation absolue de l’existence d’une certaine nature, il suit donc de E1p7 à elle seule que toute substance doit être infinie.
Ce premier scolie ne passe pas par l’absurde mais directement de la cause de soi (E1p7) à l’infinité (E1p8) : l’existence nécessaire implique l’infinité de cette existence. La finitude ou la limitation est une négation partielle de l’existence, quelle qu’elle soit, tandis que l’illimité est l’affirmation absolue de l’existence elle-même. Donc s’il est inhérent à une substance qu’elle existe, si elle existe nécessairement en d’autres termes, si cette existence est affirmée absolument, alors c’est une existence infinie.
Cum finitum esse revera sit ex parte negatio et infinitum absoluta affirmatio existentiæ alicujus naturæ, sequitur ergo ex sola 7 propositione omnem substantiam debere esse infinitam.
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