Je dis bien autant que possible. Car les êtres humains, pour être ignorants, n’en sont pas moins des êtres humains, qui peuvent en cas de nécessité apporter une aide d’humain et il n’en est pas de plus précieuse ; aussi est-il fréquent qu’il faille accepter d’eux un bienfait, et par conséquent les en remercier en retour selon leur complexion ; à quoi s’ajoute qu’il nous faut aussi être prudents en évitant leurs bienfaits, pour ne pas paraître les mépriser ou avoir peur, par avarice, de leur rendre leur dû, et ainsi en fuyant leur haine en venir du même coup à les offenser. Voilà pourquoi, lorsqu’on évite leurs bienfaits, il faut tenir compte de l’utile et de l’honnête.
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