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E4 Proposition 18 Démonstration

Démonstration

Le désir est l’essence même de l’être humain (E3ad1), c’est-à-dire (E3p7) l’effort par lequel l’être humain s’efforce de persévérer dans son être, C’est pourquoi le désir qui naît de la joie est aidé ou augmenté par cet affect même de joie (en vertu de la définitionde la joie, la voir au scolie de E3p11s); au contraire le désir qui naît de la tristesse est diminué ou contrarié par cet affect même de tristesse (en vertu du même scolie) ; et ainsi la force du désir qui naît de la joie doit être définie par la puissance humaine et en même temps par celle de la cause extérieure; au contraire la force du désir qui naît de la tristesse doit être définie par la seule puissance humaine, et par suite celui-là est plus fort que celui-ci. C.Q.F.D.


Texte latin

Cupiditas est ipsa hominis essentia (per 1 affectuum definitionem) hoc est (per propositionem 7 partis III) conatus quo homo in suo esse perseverare conatur. Quare cupiditas quæ ex lætitia oritur, ipso lætitiæ affectu (per definitionem lætitiæ, quam vide in scholio propositionis 11 partis III) juvatur vel augetur; quæ autem contra ex tristitia oritur, ipso tristitiæ affectu (per idem scholium) minuitur vel coercetur atque adeo vis cupiditatis quæ ex lætitia oritur, potentia humana simul et potentia causæ externæ, quæ autem ex tristitia sola humana potentia definiri debet ac proinde hac illa fortior est. Q.E.D.


Ascendances

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Descendances

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Références

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